Oui, 10 jours sans article, j'ai du vous manquer.. Je suis navrée, ces derniers jours se sont montrés particulièrement riches sur tout point de vue.
Tout d'abord, j'en sais un peu plus sur mon stage : Tout d'abord, en Français, je vais découvrir l'enseignement par phase, qualifiant les niveaux et non les classes. Le thème de la phase 1 et 2 est donc : "Miam!Miam! : Time, weather, dates, ordering food in a restaurant"
Je vais donc tâcher de préparer une séquence pédagogique autour de ces thèmes, en m'inspirant des cours que nous avons eu en allemand, en suédois et plus récemment sur le drama (et notamment l'exemple de la chasse à l'ours de Michael Rosen).
Côté EPS, beaucoup de travail en perspective puisque mon tuteur a plusieurs classes. Concernant les Middle Years Programme, il y a donc 5 activités différentes :
MYP1 : Handball
MYP2: Acro-gymnastics
MYP3: Badminton
MYP4: Net Games (comprendre sport avec un filet plus généralement)
MYP5: Fitness
Concernant le handball, le badminton et l'acrogym, Net Games je pense pouvoir m'appuyer sur ma formation STAPS ainsi que sur ma propre expérience afin de construire ces séquences. Cependant, j'attends aussi de voir comment mon tuteur travaille, de quel matériel dispose t-il. Le Fitness par contre, ça va être bien drôle car à part mon expérience en tant que sportive, je n'ai pas trop d'autres références !
La belle opportunité de ce stage est également dans la proposition de la directrice du MYP: créer un club de natation, qui se déroulera une fois par semaine après les cours. Une discipline que je connais peu, mais c'est l'occasion de montrer que je peux porter un projet sportif dans un contexte tout nouveau (et également prouver que je suis compétente pour les motiver à m'embaucher si c'est possible!)
Je vous mets également une petite vidéo de mon établissement d'accueil, je trouve que l'image donnée de l'école y est très chaleureuse et je dois dire qu'en ces temps confus, ça fait du bien.
La question a été posée à des lauréats du concours d'enseignements en 2009, à l'Université de Montréal. Un premier témoignage, dans l'enseignement supérieur. Je vous laisse découvrir leurs réponses.
Pour ma part, je pense qu'un bon prof c'est quelqu'un effectivement qui sait être à l'écoute de ses élèves et qui arrive, avec différentes stratégies, à susciter leur curiosité. Il parvient aussi à démontrer l'intérêt de ce qu'il enseigne, pour que les élèves soient dans la démarche d'apprendre et le plus important, qu'ils aient envie d'apprendre !
Parlons peu, parlons bien. Aujourd'hui, nous allons évoquer le côté méthodologique, intellectuel, de notre sujet. Au Danemark, j'aurais la chance d'enseigner le Français, en tant que langue étrangère pour les apprenants. J'enseignerais donc du FLE (comprendre Français Langue Etrangère).
Comme vous vous en doutez sûrement, il existe plusieurs théories sur les façons d'enseigner le FLE.
Pour aller vite, on dira qu'il y a 3 grands courants (même si d'autres revendiquent leur appartenance à d'autres courants). Il y a tout d'abord la méthodologie dite traditionnelle, la méthodologie communicative et enfin, un courant appartenant à la pédagogie communicative actionnelle, ou pédagogie actionnelle.
Dans cet article, je vais d'abord résumer en quelques lignes ces courants, en vous exposant leurs genèses et leurs idées principales. Christian Puren, en 98 avait d'ailleurs à ce sujet publié un document exposant clairement les différences entre ces courants.
Si je vous parle de ça, c'est qu'en tant qu'enseignant, nous sommes plus ou moins intuitivement tournés vers tel ou tel courant. Dans notre manière d'être dans notre classe, avec nos élèves, dans la façon dont nous tournons les leçons, etc.
Ma grande passion, dans l'enseignement, c'est de déconstruire le compliqué pour en faire quelque chose d'un peu plus simple pour le plus grand nombre.
Pour faire assez simple, le modèle traditionnel, c'est un peu l'image archaïque que l'on peut avoir de l'école et des professeurs. Le prof est mort, vive le prof.
Un lieu où seul l'enseignant détient le savoir, il a tous les pouvoirs et les élèves sont la pour intégrer le tout et être capable de le présenter.
Sur le titre, je vous ai mis le lien de Wikipédia (génération Internet oblige), et pour le coup c'est assez marrant de lire la définition qu'en faisait Jean Houssaye, qui avait inventé le triangle pédagogique. Il dit : " Cette pédagogie privilégie la relation entre l'enseignant et le savoir". Comme quoi l'élève n'était pas vraiment considéré comme partie prenante et active du processus mais plus un réceptacle du savoir divin.
Le travail de groupe y est proscrit, du moins peu conseillé car l'enseignant n'a pas suffisamment de contrôle sur l'apprentissage collectif.
Pour résumer en une phrase, cette pédagogie est celle du savoir, du modèle, de l'autorité, de l'effort, de l'individualisme et de la sanction.
La pédagogie communicative : "Où on apprend enfin à acheter du pain et demander son chemin"
C'est un peu le moment où on s'est rendu compte que chaque élève pouvait apprendre à sa manière, à son rythme et que l'enseignant, devait s'adapter aux individus.
Le professeur et les élèves coopèrent, avancent ensemble. Au niveau pédagogique, on arrête d'apprendre par cœur des notions sans sens, on ajoute plutôt aux notions le contexte de communication, concrètement. En langues, il s'agit donc d'apprendre à se débrouiller à l'oral dans un pays étranger. Les essentiels sont abordés, dans des séances "interactives"
Ainsi, la parole est générée par l’élève et
non par l’enseignant. On va parler de tâches plutôt que
d’instructions portant sur des notions, des fonctions, des actes de
langage et des intentions de communication clairs et précis.
Pour résumer : Le rôle de l'enseignant est de permettre à l'apprenant de jouer un rôle actif dans son apprentissage. Il est à la fois animateur, coordinateur et conseiller plutôt que
maître.
La perspective actionnelle : "L'élève a toutes les cartes en main pour apprendre"
La pédagogie communicative actionnelle met en avant l'élève, dans sa globalité, comme un être pensant et décisionnaire de sa propre évolution, de son apprentissage.
Auto-évaluation, travail de groupe, l'apprentissage par la pédagogie actionnelle, c'est un peu comme des séances de teambuilding, sur toute l'année (pour exagérer le portrait).
L'enseignant doit savoir s'effacer, tout en observant la progression individuelle de chacun. L'enseignant est un bricoleur, il s'adapte à tout, met en place des stratégies d'apprentissage différenciés pour permettre à tout ses élèves de progresser à leur rythme.
Pour résumer : L'enseignant doit réussir un joli tour de passe-passe : Faire progresser tout le monde, en jonglant avec le temps qui lui est imparti pour que chacun avance. Il est à l'écoute et s'appuie sur l'auto-évaluation pour juger la progression globale de ses élèves. (et avec le sourire s'il vous plait)
Si vous n'avez rien compris à ce que j'ai tenté d'expliquer succinctement, vous pouvez toujours regarder cette vidéo qui en 15 minutes, fait le tour de la question.