vendredi 6 mars 2015
mercredi 4 mars 2015
Si j'aurais su, j'aurais pas venu - Onsdag 4 marts
Efficace et très cher
Oui, il faut être prêt à payer cher pour l'éducation de ses enfants pour être surs qu'ils soient placés entre de bonnes mains. Mais bon on s'en doutait déjà ! (voir plus bas ma nouvelle séance avec l'IJ School)
Sinon, l'emploi du temps évolue un peu pour moi, car mon tuteur n'est plus en charge des PYP (école primaire) pour le sport, de fait, on a 4h en moins, ce qui est plutôt pas mal, je vais peut-être pouvoir caler d'autres cours à l'école à Frederiksberg.
Du coup, mardi, la journée a commencé avec deux heures de cours de français. Quand j'y repense, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment, avec 4h par semaine, les élèves en sont encore réduits à ne pas comprendre les mots simples. Est-il utile que je remette une illustration de ce cours? Je ne pense pas.
Par contre, je vous mets une vidéo sur un petit essai que j'avais fait pour créer une chanson (#autopromotionoupas), en m'inspirant de ce que nous avions vu en cours sur le Drama (associer la gestuelle avec des mots pour intégrer plus facilement la nouvelle langue). Ne vous moquez pas, on fait ce qu'on peut.
- Pour ma défense 1) nous étions avec notre cher ami Andrian à la médiathèque (d'où la voix toute basse) et 2) Ceci est le fruit d'une petite demi-heure de travailpas du tout acharné.
Donc après les deux heures de français, où nous avons encore fait la météo (même parcours alors que les MYP3, 4 et 5 sont dans leur deuxième année de français), nous avons ensuite eu sport, avec les MYP1, où ils ont poursuivit leurs projets de création de jeux.
Très sincèrement, sans leur montrer différents jeux qui existent, j'ai du mal à imaginer un enfant inventer un jeu ou autre d'un coup de baguette magique, pas vous ?
Du coup, après une longue partie de dodgeball, j'ai proposé de leur montrer le jeu Accroche/Décroche, que j'ai appelé Plug/Unplug (branché/débranché) en anglais, même si ça ne veut pas dire tout à fait la même chose, c'était le plus simple.
- Ils ont bien aimé le jeu, même si j'ai eu quelques difficultés à l'expliquer et du coup, ils ont mis du temps à comprendre ce qu'il fallait faire.
- Créer à partir de rien c'est difficile. Pour moi, il faut absolument les aider à élargir leurs horizons de réflexion, en leur donnant des exemples. Car tous ont pour le moment en tête un mélange entre le dodgeball et le catching flag. Avec ça on ne va pas aller très loin. Affaire à suivre.
Une fois de retour à la maison, je me suis laissé porter par ma dynamique décroissante pour me reposer. Le soir, nous avons mangé un plat typiquement danois, des boulettes de poissons fris, accompagné de kartoffel/patates. Ils appellent ça les frikadelles (cela m'a fait un peu bizarre car la fricadelle en France n'a rien à voir!) mais c'était plutôt bon !
Mercredi, aujourd'hui donc, journée assez courte, concentrée sur les deux heures d'ultimate (qui marche fort avec les élèves) et mon heure d'observation à l'autre école d'Osterbro. Tout d'abord, comme promis, la vidéo du parcours impossible.
Youtube est un vrai jouet pour moi, avec trois bouts de ficelles on peut faire des choses sympa. Je pousse mes collègues de promo à en faire autant !
Une fois en haut (à gauche), j'ai retrouvé les élèves de la semaine dernière. L'enseignante avait prévu de parler des aventures du Petit Nicolas, je lui avais prêté le livre et photocopié le premier chapitre "On va rentrer".
Ils ont trouvé ça relativement difficile, mais je m'en doutais un peu, même si le héros parle comme un enfant (heureusement), les phrases qui accompagnent les dialogues sont un peu compliquées.
Durant le premier quart d'heure elle est revenu avec eux sur leurs interrogations. La majorité du cours s'est faite en danois alors j'avais un peu de mal à suivre. Ensuite, ils ont lu à voix haute la fin du chapitre avec une prononciation plutôt bonne.
Puis, nous sommes passés à un autre exo, plutôt sympa, où chaque élève avait une question sur un bout de papier et il fallait s'interroger, trouver la réponse et échanger son papier avant de discuter avec quelqu'un d'autre.
Je pense que c'est plutôt une bonne idée pour obliger les élèves à parler. Cela m'a clairement rappelé ce que nous avions fait avec Mme Gunnarsson. Poser des questions, comprendre et répondre à des questions que l'on me pose. La base.
Une fois que cet exercice fut achevé, la prof a fait le bilan avant de passer à la suite. Il y a eu des questions relatant des difficultés rencontrées.
Enfin, si vous parvenez à voir ce qu'il y a au tableau, vous verrez que le niveau est déjà bien élevé, puisqu'ils ont évoqué le subjonctif et le conditionnel. (dans mes classes on ne sait même pas conjuguer un verbe...mais on ne peut pas comparer ce qui n'est pas comparable!)
Mais bon, que voulez-vous, ces élèves représentent l'élite du Danemark !
Le cours s'est terminé par une série de questions auxquelles les élèves devaient répondre par écrit sur leur ordinateur. J'ai essayé de les aider quand ils ne savaient pas trop quoi mettre. En bilan, j'ai redit à l'enseignante que je les trouvaient très bons et elle m'a répondu : "oui parfois ils s'en sortent bien, ils comprennent des textes difficiles, puis d'un autre côté, ils me demandent ce que veut dire le mot -salle de bains-"
Oui vu comme ça, on peut en déduire qu'il faut toujours être exigeant, même avec les "meilleurs", sinon on s'arrête de progresser..
Au programme de ce soir, si je suis motivée, j'irais m'entraîner avec une autre équipe de basket, et ensuite j'irais voir le match de la fille de ma famille, qui est gardienne pour une équipe du club Ydun (Udan).
Sinon, je ne pourrais pas faire des remplacements à l'OIS. Tant pis
Pas de stage de plus de 3 mois, pas de CPR. Pas de CPR, pas de contrat. Pas de contrat, pas de remplacement. Pas de remplacement, pas de remplacement. (merci Alain)
**************
Enfin pour finir, je voulais vous parler du roman que je lis actuellement, vraiment très drôle intitulé La conjuration des imbéciles/A confederacy of Dunces de John Kennedy Toole. Je l'ai offert à ma mère, et une amie me l'a gentiment prêté, comme ça je pourrais en discuter en famille en revenant (j'en suis à la page 172 si tu n'as pas commencé il est encore temps de te mettre à la page -cette expression prend tout son sens- !)
Pour vous en parler, juste une citation qui m'a fait mourir de rire, le personnage principal, Igniatus Reilly, antihéros au possible, parle de son ancien et bref travail de professeur.
"De fait, mon opposition au relativisme du catholicisme moderne est même assez violente. Cependant, l'ignorance crasse de cet intégriste protestant de la cambrousse [...] conduisit mes étudiants à former un comité pour que j'attribuasse des notes à leurs devoirs. Il y eut même une manifestation, ce fût assez spectaculaire. Pour des enfants simples et ignorants comme ils étaient, ils s'en tirèrent plutôt bien. [...] je précipitai par la fenêtre, droit sur la tête des étudiants, le paquet entier des copies en retard - et sans notes, bien entendu. L'université était trop mesquine pour accepter cet acte de défi contre la stupidité abyssale de l'académisme contemporain" avant de conclure : "J'ai encore dit à mes étudiants que, par égard pour l'humanité future, j'espérais qu'ils étaient tous stériles" C'est mesquin, cynique mais tellement cash qu'on a envie de continuer à découvrir ce personnage bien étrange.
Ce roman a remporté le Prix Pulitzer de la fiction en 1981.
Bonus:
*C'est une bonne joueuse de handball
C'était la réponse à la dernière énigme en danois. Si vous aviez trouvé bravo, si vous avez utilisé google trad, je ne vous en veux pas.
God eftermiddag
Oui, il faut être prêt à payer cher pour l'éducation de ses enfants pour être surs qu'ils soient placés entre de bonnes mains. Mais bon on s'en doutait déjà ! (voir plus bas ma nouvelle séance avec l'IJ School)
Sinon, l'emploi du temps évolue un peu pour moi, car mon tuteur n'est plus en charge des PYP (école primaire) pour le sport, de fait, on a 4h en moins, ce qui est plutôt pas mal, je vais peut-être pouvoir caler d'autres cours à l'école à Frederiksberg.
Du coup, mardi, la journée a commencé avec deux heures de cours de français. Quand j'y repense, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment, avec 4h par semaine, les élèves en sont encore réduits à ne pas comprendre les mots simples. Est-il utile que je remette une illustration de ce cours? Je ne pense pas.
- Pour ma défense 1) nous étions avec notre cher ami Andrian à la médiathèque (d'où la voix toute basse) et 2) Ceci est le fruit d'une petite demi-heure de travail
Donc après les deux heures de français, où nous avons encore fait la météo (même parcours alors que les MYP3, 4 et 5 sont dans leur deuxième année de français), nous avons ensuite eu sport, avec les MYP1, où ils ont poursuivit leurs projets de création de jeux.
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| Accroche/Décroche |
Du coup, après une longue partie de dodgeball, j'ai proposé de leur montrer le jeu Accroche/Décroche, que j'ai appelé Plug/Unplug (branché/débranché) en anglais, même si ça ne veut pas dire tout à fait la même chose, c'était le plus simple.
- Ils ont bien aimé le jeu, même si j'ai eu quelques difficultés à l'expliquer et du coup, ils ont mis du temps à comprendre ce qu'il fallait faire.
- Créer à partir de rien c'est difficile. Pour moi, il faut absolument les aider à élargir leurs horizons de réflexion, en leur donnant des exemples. Car tous ont pour le moment en tête un mélange entre le dodgeball et le catching flag. Avec ça on ne va pas aller très loin. Affaire à suivre.
Une fois de retour à la maison, je me suis laissé porter par ma dynamique décroissante pour me reposer. Le soir, nous avons mangé un plat typiquement danois, des boulettes de poissons fris, accompagné de kartoffel/patates. Ils appellent ça les frikadelles (cela m'a fait un peu bizarre car la fricadelle en France n'a rien à voir!) mais c'était plutôt bon !
Mercredi, aujourd'hui donc, journée assez courte, concentrée sur les deux heures d'ultimate (qui marche fort avec les élèves) et mon heure d'observation à l'autre école d'Osterbro. Tout d'abord, comme promis, la vidéo du parcours impossible.
Youtube est un vrai jouet pour moi, avec trois bouts de ficelles on peut faire des choses sympa. Je pousse mes collègues de promo à en faire autant !
Une fois en haut (à gauche), j'ai retrouvé les élèves de la semaine dernière. L'enseignante avait prévu de parler des aventures du Petit Nicolas, je lui avais prêté le livre et photocopié le premier chapitre "On va rentrer".
Ils ont trouvé ça relativement difficile, mais je m'en doutais un peu, même si le héros parle comme un enfant (heureusement), les phrases qui accompagnent les dialogues sont un peu compliquées.
Durant le premier quart d'heure elle est revenu avec eux sur leurs interrogations. La majorité du cours s'est faite en danois alors j'avais un peu de mal à suivre. Ensuite, ils ont lu à voix haute la fin du chapitre avec une prononciation plutôt bonne.
Je pense que c'est plutôt une bonne idée pour obliger les élèves à parler. Cela m'a clairement rappelé ce que nous avions fait avec Mme Gunnarsson. Poser des questions, comprendre et répondre à des questions que l'on me pose. La base.
| Si j'avais un marteau... |
Enfin, si vous parvenez à voir ce qu'il y a au tableau, vous verrez que le niveau est déjà bien élevé, puisqu'ils ont évoqué le subjonctif et le conditionnel. (dans mes classes on ne sait même pas conjuguer un verbe...mais on ne peut pas comparer ce qui n'est pas comparable!)
Mais bon, que voulez-vous, ces élèves représentent l'élite du Danemark !
Le cours s'est terminé par une série de questions auxquelles les élèves devaient répondre par écrit sur leur ordinateur. J'ai essayé de les aider quand ils ne savaient pas trop quoi mettre. En bilan, j'ai redit à l'enseignante que je les trouvaient très bons et elle m'a répondu : "oui parfois ils s'en sortent bien, ils comprennent des textes difficiles, puis d'un autre côté, ils me demandent ce que veut dire le mot -salle de bains-"
Oui vu comme ça, on peut en déduire qu'il faut toujours être exigeant, même avec les "meilleurs", sinon on s'arrête de progresser..
Au programme de ce soir, si je suis motivée, j'irais m'entraîner avec une autre équipe de basket, et ensuite j'irais voir le match de la fille de ma famille, qui est gardienne pour une équipe du club Ydun (Udan).
Sinon, je ne pourrais pas faire des remplacements à l'OIS. Tant pis
Pas de stage de plus de 3 mois, pas de CPR. Pas de CPR, pas de contrat. Pas de contrat, pas de remplacement. Pas de remplacement, pas de remplacement. (merci Alain)
**************
Enfin pour finir, je voulais vous parler du roman que je lis actuellement, vraiment très drôle intitulé La conjuration des imbéciles/A confederacy of Dunces de John Kennedy Toole. Je l'ai offert à ma mère, et une amie me l'a gentiment prêté, comme ça je pourrais en discuter en famille en revenant (j'en suis à la page 172 si tu n'as pas commencé il est encore temps de te mettre à la page -cette expression prend tout son sens- !)Pour vous en parler, juste une citation qui m'a fait mourir de rire, le personnage principal, Igniatus Reilly, antihéros au possible, parle de son ancien et bref travail de professeur.
"De fait, mon opposition au relativisme du catholicisme moderne est même assez violente. Cependant, l'ignorance crasse de cet intégriste protestant de la cambrousse [...] conduisit mes étudiants à former un comité pour que j'attribuasse des notes à leurs devoirs. Il y eut même une manifestation, ce fût assez spectaculaire. Pour des enfants simples et ignorants comme ils étaient, ils s'en tirèrent plutôt bien. [...] je précipitai par la fenêtre, droit sur la tête des étudiants, le paquet entier des copies en retard - et sans notes, bien entendu. L'université était trop mesquine pour accepter cet acte de défi contre la stupidité abyssale de l'académisme contemporain" avant de conclure : "J'ai encore dit à mes étudiants que, par égard pour l'humanité future, j'espérais qu'ils étaient tous stériles" C'est mesquin, cynique mais tellement cash qu'on a envie de continuer à découvrir ce personnage bien étrange.
Ce roman a remporté le Prix Pulitzer de la fiction en 1981.
Bonus:
*C'est une bonne joueuse de handball
C'était la réponse à la dernière énigme en danois. Si vous aviez trouvé bravo, si vous avez utilisé google trad, je ne vous en veux pas.
God eftermiddag
lundi 2 mars 2015
T'as vu l'heure ? - Mandag 2 marts
Week-end pluvieux, lundi studieux, ou pas
Je vous avais quitté sur une belle journée de vendredi, mais ici, après le beau temps revient la pluie. Pour couronner le tout, l'absence de volets (oui ici on est anti volets et presque anti rideaux) et ma méga forme m'ont fait me réveiller respectivement à 8h30 et 8h samedi et dimanche (oui maman, difficile à croire).
Malgré tout, je n'ai pas complètement été inactive durant ces 48h (l'honneur est sauf)

Dans mon élan d'énergie, j'allais presque oublier de vous parler de l'excellent match que je suis allée voir vendredi soir (oui parce que c'est loin déjà vendredi). C'était un match de Dameligaen (Ligue1), entre l'équipe de København K et celle d'Århus K. (Attention les liens qui suivent sont en allemand ou danois)
Pas mal de stars sur le terrain, notamment Pernille Holst Holmsgaard, internationale (arrière gauche), qui a remporté le bronze avec le Danemark lors de la Coupe du Monde 2013 avec Anne Mette Hansen et Marianne Bonde (Stregspiller/Kreisspieler/Pivotjecrois). Bref, du beau monde !
Une ambiance comme je les aime, une entrée de gladiateurs (gladiatrices?) et une foule en délire. Des buts, des belles actions, en définitive, un super moment, surtout pour une fan de sport comme moi ! Un petit extrait, pour la route.
Samedi, je me suis décidée à visiter le grand parc de Frederiksberg.
Une carte pour commencer.
La maison où je vis est située à l'ouest de la carte, pour atteindre le parc il m'a fallu suivre notamment la rue Kronprinsensvej, la rue/voie du prince héritier il me semble (mais bon je suis pas très calée en princesse).
Un joli havre de paix où les danois aiment se balader. C'est un mélange entre la Ramée (pour la taille), le jardin des plantes et le jardin japonais à Toulouse (pour le style).
Durant la balade, je suis passée aux abords du Zoo de Copenhague (mais situé dans la ville d Frederiksberg), puis j'ai suivi les chemins de manière aléatoire, pour profiter du décor.
Bref, la balade était bien chouette. Rapidement, j'ai aperçu un grand bâtiment jaune, avec le drapeau danois flottant fièrement entre deux rayons de soleil. Je vous présente le Palais de Frederiksberg alias Frederiksberg Slot. Il a été construit en 1703, d'un style italien, comme don du roi Frederik III à ses filles (sympa !) puis le prince héritier (Kronprinsens, si vous avez suivi) y a vécu. Mais pour le reste, je ne me fierais ni à la traduction de Google ni à mon bilinguisme français/danois. Ceci dit, je vous laisse essayer de décrypter l'histoire de sa construction.
Étant donné que je n'avais pas le temps de louer un hélicoptère (vraiment dommage), je laisse Wikipédia vous présenter une vue aérienne de ce majestueux palais.
Et comme ça n'était pas assez "cute", ils ont eu la bonne idée de mettre une petite patinoire à côté d'une des entrées du parc. Les enfants s'y donnent à coeur joie, mais je les comprends bien !
Bref, trop mignon. Ils avaient même redéposé un peu de neige et les enfants jouaient tout autour (oui car il ne fait pas assez froid pour que la neige tienne)
De toute façon je vous l'ai dit, le Danemark c'est le pays des enfants. D'ailleurs, en reprenant ma balade pour essayer de retrouver mon pont de départ, je suis arrivée à un arbre avec plein de choses accrochées dessus.
En m'approchant, j'ai découvert que les gens avaient mis des tétines et autres dessins d'enfants.
Il est appelé The Pacifier Tree, puisque cet arbre, aux branches qui tombent assez bas, est l'arbre auquel les enfants qui savent marcher acceptent d'abandonner leur tétine, en la donnant à l'arbre.
Ils assument qu'ils ne sont plus des bébés. Ils peuvent parfois laisser des mots également.
C'est en quelques sortes un rite de passage assez important pour les enfants danois, car il y a des arbres avec cette fonction dans beaucoup de parcs.
Une fois revenue sur mes pas, j'ai repris la route en sens inverse, à bord de mon bolide à deux roues.
Ce week-end pas de match au programme alors un peu de détente et longue discussion avec la mère de ma famille autour de la religion, de l'école, entre autre.
Dimanche
La principale attraction de mon søndag était la représentation de la Flûte enchantée qui en danois répond au doux nom de Tryllefløjten (deux extraits audio à la fin de la page). Puisque j'ai pas mal de veine, j'avais un bus au bout de ma rue qui m'amenait directement à l'Opéra. Du coup, une fois mes habits de lumière enfilés, j'ai filé prendre le 9A (beaucoup moins cher qu'un taxi toulousain) pour arriver comme une Kronprinsesse devant cet opéra moderne. Il fête ses dix ans cette année, comparativement, le Théâtre du Capitole existe depuis trois siècles. Enfin bon, on leur en voudra pas. Je voulais vous mettre la bande annonce, mais vous l'avez sur le lien au tout début.
Alors, pour le mélomane moyen, la Flûte Enchantée, c'est surtout cet air :
Pour vulgariser l'histoire en trois lignes (sur 3h de spectacle), c'est une histoire de famille royale/divine qui après une lutte de pouvoir voit ses membres séparés en deux clans. Au milieu de tout cela, un prince (Tamino) débarque et s'éprend de la jeune princesse (Pamina). Mais, leur amour naissant sera coupé en plein vol et il fera tout pour le retrouver, avec l'aide d'un personnage haut en couleur, appelé Papageno. Je pense que ça ne vous aide pas trop, mais globalement, c'est ça. La scène ci-dessus nous montre les retrouvailles entre la princesse et sa mère, habitée par la vengeance (du coup ça ne se passe pas très bien).
Mon commentaire : Bien que la double barrière de la langue (en allemand sous-titré en danois) m'ait un peu porté préjudice, j'ai passé un très bon moment. Les solistes ont très bien chantés, et l'air de la reine de la nuit de Kathryn Lewek était juste parfait (la chair d'ampoule tout ça../privatejoke). Bon, même si j'ai réussit à deviner certains mots de danois, mon niveau était largement insuffisant pour comprendre les apartés comiques de Papageno (too bad).
Lundi, aujourd'hui, c'était le retour à l'école, sous la pluie.
Deux heures de sport pour commencer, badminton. Ils sont motivés mais les conditions sont démotivantes, mais bon ça je l'ai déjà dit. Après viennent les trois heures de cours de français.
Avec les MYP2 (2h), nous finissons la leçon sur la météo, j'ai trouvé mon tuteur un peu dur vis à vis des élèves, leur rappelant sans cesse leurs erreurs de prononciation, cela les coupe souvent dans leur élan. Une petite vidéo vous illustre un peu la tâche finale que nous avons fait aujourd'hui.
Nous avons répété l'exercice avec les MYP1 et nous avons aussi vu l'heure (d'où le titre peu inspiré d'aujourd'hui), les MYP1 ont eu droit à une vidéo et pas les MYP2..
Du côté des bonnes nouvelles, j'ai appris que je pourrais certainement remplacer mon tuteur ce vendredi et être payée (heureusement) puisqu'il se rend à Malmö pour une réunion. A la base, j'aurais bien aimé y aller, mais bon si je peux gagner un peu des sous et voir comment je pourrais me débrouiller toute seule, c'est aussi bien. Mon tuteur m'a dit que je pourrais peut-être aussi remplacer son autre collègue qui a le niveau un peu plus avancé. Mais cela me semble quand même plus difficile dans la mesure où je n'ai pas encore eu l'occasion de lui parler. Je verrais bien !
Et ce soir, c'était la crêpe party. La bonne nouvelle c'est qu'ils ont bien aimé, la mauvaise c'est qu'en voulant en faire plus, ma seconde fournée de la pâte à crêpe étaitun peu râtée (mais je ne désespère pas pour la rattraper demain).
Et voila la phrase que j'ai apprise ce week-end en danois, vous devriez vous en sortir, ça parle de sport : Det er en god håndboldspiller
La réponse au prochain épisode.
God nat i morgen
P.S : Flûte de zut, j'ai oublié de vous parler du très bon site que j'ai découvert aujourd'hui. Il s'appelle vous nous ils. Deux articles à lire pour demain :
- Une initiative américaine pour lutter contre l'abandon scolaire
- Les aléas des enfants bilingues
Je vous avais quitté sur une belle journée de vendredi, mais ici, après le beau temps revient la pluie. Pour couronner le tout, l'absence de volets (oui ici on est anti volets et presque anti rideaux) et ma méga forme m'ont fait me réveiller respectivement à 8h30 et 8h samedi et dimanche (oui maman, difficile à croire).
Malgré tout, je n'ai pas complètement été inactive durant ces 48h (l'honneur est sauf)
Dans mon élan d'énergie, j'allais presque oublier de vous parler de l'excellent match que je suis allée voir vendredi soir (oui parce que c'est loin déjà vendredi). C'était un match de Dameligaen (Ligue1), entre l'équipe de København K et celle d'Århus K. (Attention les liens qui suivent sont en allemand ou danois)
Pas mal de stars sur le terrain, notamment Pernille Holst Holmsgaard, internationale (arrière gauche), qui a remporté le bronze avec le Danemark lors de la Coupe du Monde 2013 avec Anne Mette Hansen et Marianne Bonde (Stregspiller/Kreisspieler/Pivotjecrois). Bref, du beau monde !
Une ambiance comme je les aime, une entrée de gladiateurs (gladiatrices?) et une foule en délire. Des buts, des belles actions, en définitive, un super moment, surtout pour une fan de sport comme moi ! Un petit extrait, pour la route.
Samedi, je me suis décidée à visiter le grand parc de Frederiksberg.
Une carte pour commencer.
La maison où je vis est située à l'ouest de la carte, pour atteindre le parc il m'a fallu suivre notamment la rue Kronprinsensvej, la rue/voie du prince héritier il me semble (mais bon je suis pas très calée en princesse).
![]() |
| Frederiksberg Have |
Durant la balade, je suis passée aux abords du Zoo de Copenhague (mais situé dans la ville d Frederiksberg), puis j'ai suivi les chemins de manière aléatoire, pour profiter du décor.
| Des inspirations très diverses |
| Les Beatles n'ont qu'à bien se tenir (et admirez le collant) |
Étant donné que je n'avais pas le temps de louer un hélicoptère (vraiment dommage), je laisse Wikipédia vous présenter une vue aérienne de ce majestueux palais.
| "Viens je vais t'expliquer" |
Bref, trop mignon. Ils avaient même redéposé un peu de neige et les enfants jouaient tout autour (oui car il ne fait pas assez froid pour que la neige tienne)
De toute façon je vous l'ai dit, le Danemark c'est le pays des enfants. D'ailleurs, en reprenant ma balade pour essayer de retrouver mon pont de départ, je suis arrivée à un arbre avec plein de choses accrochées dessus.
En m'approchant, j'ai découvert que les gens avaient mis des tétines et autres dessins d'enfants.
Il est appelé The Pacifier Tree, puisque cet arbre, aux branches qui tombent assez bas, est l'arbre auquel les enfants qui savent marcher acceptent d'abandonner leur tétine, en la donnant à l'arbre.
Ils assument qu'ils ne sont plus des bébés. Ils peuvent parfois laisser des mots également.
C'est en quelques sortes un rite de passage assez important pour les enfants danois, car il y a des arbres avec cette fonction dans beaucoup de parcs.
Une fois revenue sur mes pas, j'ai repris la route en sens inverse, à bord de mon bolide à deux roues.
Ce week-end pas de match au programme alors un peu de détente et longue discussion avec la mère de ma famille autour de la religion, de l'école, entre autre.
Dimanche
La principale attraction de mon søndag était la représentation de la Flûte enchantée qui en danois répond au doux nom de Tryllefløjten (deux extraits audio à la fin de la page). Puisque j'ai pas mal de veine, j'avais un bus au bout de ma rue qui m'amenait directement à l'Opéra. Du coup, une fois mes habits de lumière enfilés, j'ai filé prendre le 9A (beaucoup moins cher qu'un taxi toulousain) pour arriver comme une Kronprinsesse devant cet opéra moderne. Il fête ses dix ans cette année, comparativement, le Théâtre du Capitole existe depuis trois siècles. Enfin bon, on leur en voudra pas. Je voulais vous mettre la bande annonce, mais vous l'avez sur le lien au tout début.
Alors, pour le mélomane moyen, la Flûte Enchantée, c'est surtout cet air :
Pour vulgariser l'histoire en trois lignes (sur 3h de spectacle), c'est une histoire de famille royale/divine qui après une lutte de pouvoir voit ses membres séparés en deux clans. Au milieu de tout cela, un prince (Tamino) débarque et s'éprend de la jeune princesse (Pamina). Mais, leur amour naissant sera coupé en plein vol et il fera tout pour le retrouver, avec l'aide d'un personnage haut en couleur, appelé Papageno. Je pense que ça ne vous aide pas trop, mais globalement, c'est ça. La scène ci-dessus nous montre les retrouvailles entre la princesse et sa mère, habitée par la vengeance (du coup ça ne se passe pas très bien).
Mon commentaire : Bien que la double barrière de la langue (en allemand sous-titré en danois) m'ait un peu porté préjudice, j'ai passé un très bon moment. Les solistes ont très bien chantés, et l'air de la reine de la nuit de Kathryn Lewek était juste parfait (la chair d'ampoule tout ça../privatejoke). Bon, même si j'ai réussit à deviner certains mots de danois, mon niveau était largement insuffisant pour comprendre les apartés comiques de Papageno (too bad).
Lundi, aujourd'hui, c'était le retour à l'école, sous la pluie.
Deux heures de sport pour commencer, badminton. Ils sont motivés mais les conditions sont démotivantes, mais bon ça je l'ai déjà dit. Après viennent les trois heures de cours de français.
Avec les MYP2 (2h), nous finissons la leçon sur la météo, j'ai trouvé mon tuteur un peu dur vis à vis des élèves, leur rappelant sans cesse leurs erreurs de prononciation, cela les coupe souvent dans leur élan. Une petite vidéo vous illustre un peu la tâche finale que nous avons fait aujourd'hui.
Nous avons répété l'exercice avec les MYP1 et nous avons aussi vu l'heure (d'où le titre peu inspiré d'aujourd'hui), les MYP1 ont eu droit à une vidéo et pas les MYP2..
Du côté des bonnes nouvelles, j'ai appris que je pourrais certainement remplacer mon tuteur ce vendredi et être payée (heureusement) puisqu'il se rend à Malmö pour une réunion. A la base, j'aurais bien aimé y aller, mais bon si je peux gagner un peu des sous et voir comment je pourrais me débrouiller toute seule, c'est aussi bien. Mon tuteur m'a dit que je pourrais peut-être aussi remplacer son autre collègue qui a le niveau un peu plus avancé. Mais cela me semble quand même plus difficile dans la mesure où je n'ai pas encore eu l'occasion de lui parler. Je verrais bien !
Et ce soir, c'était la crêpe party. La bonne nouvelle c'est qu'ils ont bien aimé, la mauvaise c'est qu'en voulant en faire plus, ma seconde fournée de la pâte à crêpe était
Et voila la phrase que j'ai apprise ce week-end en danois, vous devriez vous en sortir, ça parle de sport : Det er en god håndboldspiller
La réponse au prochain épisode.
God nat i morgen
P.S : Flûte de zut, j'ai oublié de vous parler du très bon site que j'ai découvert aujourd'hui. Il s'appelle vous nous ils. Deux articles à lire pour demain :
- Une initiative américaine pour lutter contre l'abandon scolaire
- Les aléas des enfants bilingues
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